En relisant un commentaire posté suite au billet Jusqu'où XMLeriez-vous aller ? ainsi que le contenu du billet Jusqu'où XMLeriez-vous revenir ?, je ne résiste pas à l'envie de faire à nouveau référence aux cahiers du programmeur, PHP5...

La plupart des navigateurs récents sont en mesure de réaliser eux-mêmes les transformations XSL, il est donc raisonnablement concevable de ne pas profiter des outils mis a disposition par PHP5, par exemple, pour ne pas recourir à un processeur XSLT sur le serveur mais plutôt laisser cette charge au navigateur, c'est-à-dire au poste client. C'est une méthode très simple puisqu'il suffit d'indiquer dans le document XML la feuille de style à appliquer

<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="thorgal.xsl"?>

L'inconvénient de la méthode est d'être, totalement ou en partie, inadaptée aux navigateurs relativement "anciens" ou exotiques disponibles sur certaines plates-formes, en particulier les équipements mobiles.

Dans ce cas, le document est tout simplement inaccessible, ce qui constitue un comble pour une application web conçue autour d'XML et qui devrait donc garantir un bon niveau d'interopérabilité et d'accessibilité. Bien sûr, on pourrait considérer de manière sectaire que les publics exclus restent très minoritaires. C'est évidemment peu éthique, mais surtout, un des aveugles les plus connu du monde est alors exclu : Google. En effet les moteurs de recherche ne réalisent en général aucune action particulière sur les pages : ni javascript, ni XSLT...

Les transformations XSL sont ainsi ignorées. Au final, préférer déléguer des tâches XSLT aux clients plutôt qu'au serveur, peut être une fausse bonne idée. Le risque de ne pas être référencé (ou très mal référencé) est loin d'être négligeable.